Naturopathie

Pour l’association de la Fédération Française de Naturopathie FENAHMAN (Fédération Nationale des Associations d’Hygiène et Médecines Alternatives Naturelles), « la naturopathie est la science fondamentale englobant l’étude, la connaissance, l’enseignement et l’application des Lois de la vie afin de maintenir, retrouver et optimiser la santé par des moyens naturels ». La naturopathie repose sur les 10 agents naturels de santé fondés sur le principe de l’énergie vitale de l’organisme. Fondée sur une vision dite holistique, elle affirme appréhender chaque individu en englobant les différents plans de l’être humain – physique, émotionnel, psychique, énergétique – et en le plaçant au sein d’une écologie socio-culturelle et environnementale.

Philippe Dargère (Président de la Fédération Européenne de Naturopathie FENAVI) rappelle que le biologiste Pierre-Valentin Marchesseau, père de la naturopathie contemporaine, a été le premier en 1935 à codifier et à synthétiser la Naturopathie dans son essence la plus pure, reposant sur le vitalisme et l’humorisme et des techniques au nombre de 10 : la bromatologie (diététique et nutrition), la biokinésie, l’hydrologie, la psychologie, la pneumologie, la chirologie (massages et manipulations), la réflexologie, l’actinologie, la phytologie et la magnétologie. Le cadre naturopathique s’établit sur ces 10 techniques, 3 cures (détoxination, revitalisation dynamique et stabilisation évolutive), 7 tempéraments et 4 corps énergétiques. L’enseignement de ce biologiste est très proche de l’hygiénisme du fait de l’absence de remède. Il considère qu’en naturopathie c’est le global qui auto-guérit le local, l’organe malade n’est pas le responsable, mais la victime

André Louis Lafon (Président de Naturopathes sans Frontières) pose en 1995 les bases de la Naturopathie Rénovée destinée à adapter le concept de Marchesseau au monde moderne. La « naturopathie rénovée » se focalise sur le désordre psycho-émotionnel en prenant en compte l’hérédité, le tempérament, la constitution et le terrain de l’individu à guérir.

Texte emprunté à Wikipedia

 

Je suis issue du CINR : Collège International de Naturopathie Rénovée fondé par André Lafon

De façon moins théorique, la naturopathie, est l’art de vivre conformément aux lois naturelles. La naturopathie est la grande synthèse des méthodes naturelles de santé préventives et auto-équilibrantes : elle place l’hygiène de vie à la première place.

Le naturopathe est avant tout un éducateur de santé qui étudie, respecte et applique les lois de la vie saine.

La naturopathie, fondée sur le principe de l’énergie vitale de l’organisme, vise à préserver et optimiser la santé globale de l’individu, sa qualité de vie, ainsi qu’à permettre à l’organisme de s’auto-régénérer par des moyens naturels (aliments, eau, air, terre, exercices, relaxation, soleil, argile…)

Avant tout hygiéniste et éducateur, le naturopathe ne procède ni au diagnostic, ni au traitement des maladies : il enseigne l’art de la qualité de vie et de l’entretien de la santé, dans le plus grand respect de l’environnement.

Complémentaire et respectueux des médicaux et paramédicaux, le naturopathe cherche à potentialiser le terrain et à mobiliser les forces vitales en tenant bien compte de la vitalité, du tempérament, de l’hérédité, de l’âge et des accidents de parcours de l’individu. Après un bilan Iridologique , il individualise ses conseils et les applications des cures, intégrant par exemple les bienfaits de la nutrition saine et des compléments alimentaires, des diètes saisonnières, du mouvement, de la respiration, de la relaxation, et des techniques réflexes, hydriques et énergétiques. Cf.  Les 10 techniques

La naturopathie traditionnelle « holistique » s’applique au concept de l’homme total, étudié dans son intégralité physique, bioénergétique, émotionnelle, intellectuelle, spirituelle et socio-culturelle. La démarche est causaliste : se situant en amont, elle vise à rechercher l’origine des déséquilibres sur tous les plans de l’être, plutôt que de chercher à en supprimer les conséquences.


Les principes de la naturopathie

Cette méthode est fondée sur la théorie des humeurs, doctrine hippocratique du Ve siècle av. J.-C., qui déclare que la maladie est avant tout due à un déséquilibre des humeurs de l’organisme (sang, lymphe, bile, liquide céphalo-rachidien). Les naturopathes ont traduit ce déséquilibre (une humeur dominant les autres) par le concept d’encrassement des humeurs ou de surcharge humorale. Selon eux, les symptômes pathologiques (toux, fièvre, éruptions, etc.) sont des crises de purification humorale et d’élimination toxique. La naturopathie aurait le pouvoir d’aider cette purification.

La naturopathie mise beaucoup sur l’auto-guérison, mais avec cette nuance que la force vitale de la personne doit être suffisante pour la provoquer. Le pôle d’action principal du naturopathe est le drainage, tant « psycho-émotionnel » que physiologique et humoral (les humeurs sont les liquides physiologiques circulant dans le corps : sérum, sang et lymphe). Mais le véritable champ d’action de la naturopathie est la prévention, par l’adoption d’un ensemble de techniques naturelles permettant de suivre une meilleure hygiène de vie, pour la personne qui s’y exerce, et de se maintenir à un tel niveau de santé que lesdites « maladies » n’ont pas ou peu de prise sur sa personne. Ainsi, le naturopathe n’intervient-il pas dans les troubles ou maladies graves

Les 5 principes de la naturopathie nous sont enseignés par Hippocrate:

1. d’abord ne pas nuire (« Primum non nocere »)

2. la nature est guérisseuse (« vis medicatrix naturae »)

3. identifier et traiter la cause (« tolle causam »)

4. détoxifier et purifier l’organisme (« deinde purgare »)

5. la naturopathie enseigne (« docere »)

Les dix techniques

 

Depuis 1898 (textes fondateurs de John Scheel et Benedict Lust) aux États-Unis et depuis 1935 en France, les 10 techniques sont classées comme suit :

  1. L’alimentation ou hygiène nutritionnelle (diététique, nutrition, cures saisonnières)
  2. La psychologie ou hygiène neuropsychique (relaxation, gestion du stress, hygiène relationnelle, relation d’aide, psychothérapies brèves, sophrologie)
  3.  Les exercices physiques ou hygiène musculaire et émonctorielle (gymnastiques douces, culture physique, yoga, stretching, danse, arts martiaux, bicyclette, natation). Ces trois premières techniques, dites majeures, sont considérées ainsi comme nécessaires et suffisante à l’entretien de la santé. Dans la plupart des cas, la situation de santé implique toutefois d’avoir recours à d’autres outils hygiéniques ou thérapeutiques, à savoir les 7 techniques secondaires suivantes :
  4. L’hydrologie (utilisation de l’eau chaude, froide, tiède, alternée, locale, générale, interne, externe, douches, bains, thalassothérapie et thermalisme, argiles)
  5. Les techniques manuelles -jadis nommées chirologie- (massages non médicaux de type californien, coréen, Amma, onctions aromatiques)
  6. Les techniques réflexes ou réflexologie (appliquées au pied, à l’oreille, au nez, dos, … ; shiatsu, méthodes de Knap, Jarricault)
  7. Les techniques respiratoires, jadis nommées pneumologie, sont empruntées au yoga, aux arts martiaux, à la méthode de Plent ou de Jacquier, ionisations)
  8. La phytologie utilise les plantes revitalisantes, drainantes, adaptogènes et les huiles essentielles)
  9. Les techniques énergétiques ont recours aux différentes formes de magnétisme, notamment grâce aux aimants.
  10. Et les techniques vibratoires, également nommées actinologie, utilisent des couleurs, des rayonnements solaires et lunaires, de la spectroscopie infrarouge ou d’une gamme musicale.